6 étapes pour en finir avec la culpabilité maternelle !

Il nous arrive toutes, nous les mamans, à un moment ou à un autre, de ressentir cette émotion désagréable qu’est la culpabilité. Que l’on ait agit délibérément pour nuire à l’autre ou pas, le résultat est le même : on C-U-L-P-A-B-I-L-I-S-E… Mais sachez que, finalement, elle est loin d’être négative. Qu’elle soit légère ou profonde, elle nous invite au changement !

Le jour où je suis arrivée très, très en retard

J’ai eu envie d’écrire sur le sujet car il n’y a a si longtemps, j’ai vécu une expérience qui m’a beaucoup marqué et j’avais envie de la partager avec vous.

Ma plus grande crainte était celle d’arriver très en retard à l’école pour récupérer mes filles. J’ai cette appréhension parce qu’étant petite, en maternelle, je l’ai moi-même vécue ! Et patatra, ce que je redoutais le plus est arrivé !

Mes filles sont dans deux établissements distincts et distants de 2 – 3 minutes à pied. Le mercredi, elles terminent leurs journées à 11h30. Donc difficile d’être à deux endroits à la même heure. J’ai souvent 5 minutes de retard pour récupérer l’aînée mais elle l’accepte.

Un mercredi, à l’heure pour récupérer la petite, je me retrouve à attendre 10 minutes la sortie de sa classe. Un peu excédée car je pense à l’aîné (et à ma foutue angoisse !), j’attrape ma fille pour la porter et là, catastrophe, elle est humide… Accident de pipi ! Direction les toilettes pour la changer. Résultat : j’arrive avec facilement 20 minutes de retard pour récupérer mon aînée qui est parmi les tous derniers élèves. Elle est blême ! Et là, je me fonds en excuse et je CULPABILISE !

Mais bien sûr, tous ces concours de circonstances ne sont pas de mon fait. Je n’ai rien fait de mal. Mais je ne peux m’empêcher de me mettre à la place de ma fille… Moi, qui des années en arrière, avaient vécu la même chose !

Nous, les mères de famille, nous avons cette fâcheuse manie à culpabiliser pour tout et rien : on culpabilise de laisser le petit dernier à la crèche, de sortir un soir par semaine pour voir ses copines, de manger des plats surgelés au lieu de cuisiner bio et local, d’avoir zappé la fête de monsieur… Bref, on voudrait plus de ceci et moins cela et inversement. Nous sommes continuellement tiraillées entre plusieurs désirs de perfection.

 

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Définition de la culpabilité

La culpabilité est une émotion qui repose deux composantes : la fameuse voix de l’Ego qui nous chuchotte « j’aurais dû y penser », « j’aurais dû faire comme ça » et la conviction que nous avons fait du mal à soi ou à l’autre.

Quand elle est légère, elle est vite oubliée. Elle n’est que passagère. On met en place très facilement des actions comme « je suis désolée » pour réparer notre erreur. On est facilement dans l’action. Donc jusqu’ici, ça va !

En revanche, attention aux mamans qui entreraient dans un schéma de culpabilité récurrente. Car même si la culpabilité peut être légère, elle engendre, pour un moment plus ou long, ruminements, auto-critiques, auto-jugements et donc un cumul de pensées négatives qui est loin d’être en faveur de notre bien-être. On peut alors se retrouver à la fin d’une semaine à avoir passer 3 heures à se dénigrer et à râler.

Il alors important d’en prendre conscience parce que ce cumul va tout simplement créer des blessures psychologiques

On nous martèle qu’il est essentiel d’avoir une bonne hygiène de vie mais qu’en est-il de notre hygiène psychologique ?

Il faut prendre aussi soin de notre mental.

La culpabilité fait partie de ces blessures psychologiques qu’il faut soigner au même titre qu’une plaie physique !

Pour notre bien-être, il est essentiel d’être alerte sur notre hygiène physique ET notre hygiène émotionnelle.

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6 étapes pour se libérer de cette culpabilité ?

La culpabilité n’est pas forcément négative puisque nous renseigne sur un mode de fonctionnement néfaste pour notre bien-être. Lorsque l’on en prend conscience, elle est une invitation au changement, c’est-à-dire une invitation à s’élever et à devenir une meilleure personne.

Alors en pratique, on fait comment ?

Voici les 6 étapes :

  • Mettez par écrit, de façon factuelle, ce qui s’est passé. Cela permet des prises en conscience !
  • Prenez la pleine responsabilité de vos actes (et rappelez-vous que vous n’êtes pas vos actes !), puis commencez à vous pardonner,
  • Prenez en compte les faits et identifier l’intention qu’il y avait derrière votre comportement, vos mots. Est-ce que consciemment, j’ai voulu nuire ? Avais-je conscience des conséquences de mon acte ? Dans quel état d’esprit étais-je au moment des faits (ex : stressée, détendue, en colère, jalouse…) ? Ce type de question, permet simplement la prise de recul, le regard extérieur pour analyser purement et simplement les faits,
  • Décidez de l’action à prendre pour réparer, c’est-à-dire demandez-vous quelle mesure vous pouvez prendre pour vous faire pardonner

        

  • Tirez-en les enseignements nécessaires. Si vous avez pour habitude d’être dans cette culpabilité, que pouvez-vous changer dans votre manière d’être, dans votre manière de vous comporter etc. Ex : Est-ce qu’il est nécessaire de revoir mon organisation ? Est-ce que je ne devrais pas déléguer davantage ?
  • Remerciez-vous ! Car tout ce travail, nécessite de prendre du temps pour soi, de se poser, de prendre du recul et d’amorcer un changement pour votre bien-être.

Et faite, une bonne fois pour toute, le deuil de la mère parfaite… La perfection n’est pas de ce monde ! Acceptez qui vous êtes et surtout apprenez à en tirer des leçons pour évoluer et grandir. Votre culpabilité aura alors rempli sa mission.

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Comments

  1. Merci pour ce bel article Vanessa ! D’après Isabelle Filliozat (qui avait mené une étude sur le sujet pour un livre co-écrit avec sa mère à propos de la reprise du travail des mères il me semble), la culpabilité peut aussi s’exprimer lorsqu’on se sent coincée ou victime d’une situation qui ne répond pas à nos besoins profonds … c’est la colère ressentie par cette sensation d’être coincée qu’on retourne contre nous sous forme de culpabilité parce que nous n’osons pas exprimer notre besoin ou notre colère … La situation que tu as décris illustre plutôt bien ce mécanisme je trouve. 😉
    Bien à toi,
    Julie

    1. Merci Julie pour la valeur ajoutée que tu apportes avec ce commentaire ! Effectivement, il s’agit bien de besoins fondamentaux non satisfaits qui engendre cette culpabilité. Etre à l’écoute de ses besoins et satisfaire les satisfaire, telle est l’une des clés à notre bien-être ☺

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