8 astuces incontournables pour concilier vie professionnelle et vie privée

Comment concilier vie professionnelle et vie privée tout en restant performante en entreprise sans sacrifier ce que l’on a de plus précieux dans notre vie : notre vie de famille  ? Cette question, nous, les femmes, nous nous la posons toutes à partir du jour où l’on devient maman. Dans un contexte de contraintes (temps de transport, modes de garde insuffisant selon les régions…), où l’on demande toujours plus en un minimum de temps, où la performance et la perfection sont de mises, quels sont les conseils avisés à mettre en pratique dès aujourd’hui ?

A vouloir tout en même temps, on oublie de prendre soin de ses besoins au risque de flirter avec l’épuisement émotionnel et physique.

 

Pour y remédier, voici  8 astuces incontournables pour concilier vie pro et vie perso.

 

1) Je m’organise pour aller à l’essentiel

Aaah, l’organisation ! Je crois bien que c’est le pilier qui a été le plus difficile pour moi à mettre en place. J’ai longtemps tatonné et testé. Aujourd’hui, je pense avoir trouvé l’organisation qui me permet d’être la plus efficace au quotidien. Mais cela est très perfectible ! J’en ai conscience. Tout d’abord ayez conscience (et cela de manière concrète) du temps que vous accordez à chacune de vos sphères de vie : temps de repas, temps de repos, temps de toilette des enfants, temps de trajet, temps des devoirs… Alors, concrètement, combien de temps disposez-vous pour votre activité professionnelle ?

Ensuite, hiérarchisez vos tâches,  organisez votre journée par bloc d’activités et alternez le temps que vous y consacrer (de 10 à 20 minutes pour une tâche et de 50 et 90 minutes pour une autre tâche).

Plus votre journée sera ritualisée, structurée et planifiée et plus vous serez efficace. Cela nécessite un peu d’autodiscipline au départ. Et c’est ce qu’il y a de plus dure car il est essentiel que cette mise en place organisationnelle perdure dans le temps pour que vous puissiez en apprécier toute l’efficacité.

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2) Je délègue… Au bureau comme à la maison

Vous vous dites peut-être « oui, c’est mieux fait lorsque c’est moi qui le fait » ou « déléguer, cela va me prendre trop de temps »….

Lâchez prise !

Vouloir tout faire vous met sous une certaine pression et engendre de la surcharge. Et puis, ne sommes-nous pas deux à faire des enfants ?? Monsieur a donc toute sa part de responsabilité dans l’éducation, la gestion/l’organisation du foyer et les tâches domestiques. N’hésitez plus à le solliciter. Vous pouvez même le mettre sur le fait accompli… Si, si je vous assure… Si je le fais, vous pouvez le faire !

Par ailleurs, si vous êtes manager, vous devez avoir conscience que les membres de votre équipe n’aspirent qu’à recevoir de nouvelles responsabilités, de nouveaux dossiers ou de nouvelles compétences. Je l’ai véritablement appris à mes dépends (je vous en parle dans cet article).

Apprenez donc à faire confiance et faites monter en compétences vos collaborateurs grâce à la délégation.

 

3) Je pose des limites et j’apprends à dire « non »

Il est essentielle d’identifier ses besoins et les satisfaire. C’est un gage de bien-être ! Il est donc important que vous appreniez à les affirmer tout en respectant autrui. 

Demander ne signifie pas que vous voulez moins faire ou moins bien faire mais que vous voulez faire mieux. Les réunions à 17h ou 18h vous plombe le moral ? Dites-le et faites des contres-propositions en mettant en avant votre efficacité. Il est certain que vous demander un rapport écrit à la dernière minute alors que vous devez partir plus tôt ce jour là pour des raisons familiales engendrera stress et perte de concentration. Vous serez alors moins performante. Vous n’aurez pas l’esprit clair. Si votre homologue a pleinement conscience de cela, soit il s’y prendra à l’avance soit il vous demandera quelle alternative vous pouvez lui proposer (identifier une tierce personne compétente, vérifier l’urgence du rapport…). Mais honnêtement, c’est à vous d’être force de proposition.

C’est en exposant clairement ce qui vous pèse et en mettant en avant des alternatives que vous monterez à votre environnement professionnel toute votre motivation et votre engagement.

 

4) Je fais la chasse aux voleurs de temps

De quoi s’agit-il ? Ce sont toutes ces tâches dites chronophages qui nous prennent beaucoup, beaucoup de temps et qui nous font perdre en efficacité. Ces voleurs de temps peuvent être externes ou internes. Citons par exemple, les appels téléphoniques imprévus et trop longs, les réseaux sociaux, la collègue qui raconte son week-end ou ses déboires amoureux pendant 2 heures, les réunions qui n’aboutissent à rien, une mauvaise organisation, la fatigue, le stress etc.

Il est donc essentiel de les identifier et de bien planifier ses journées pour les contrer au maximum. 

 

 

5) J’agrémente mes journées de vraies pauses

Exit le club sandwich derrière l’ordinateur. Octroyez-vous 1 heure de pause déjeuner. Profitez-en pour quitter votre bureau. Déjeunez avec vos collègues ou rejoignez une amie pour vous aérer l’esprit.

Alors une vraie pause, c’est quoi ? C’est 15 à 20 min de détox digitale*. Hors de questions de trier ses dossiers, ses mails ou de naviguer sur le net pendant ce temps… NON ! C’est lire un livre, s’aérer, faire du yoga, une sieste ou même « buller » (ah, l’art de ne rien faire !!).

Avec l’émergence des nouvelles technologies, notre cerveau emmagasine tellement d’information qu’il sature. Celui nuit à notre efficacité. Il a donc besoin d’une réelle déconnexion et cela vous permettra de doper votre concentration ainsi que votre performance.

 

6) J’allège la charge mentale

On en parle de plus en plus et notamment depuis la sortie de les BD d’Emma (tome 1 et 2 « un autre regard« ), une maman,  ingénieure informaticienne le jour et dessinatrice quand elle a le temps qui s’est fait connaître grâce à son blog https://emmaclit.com/

Effectivement, il nous est bien difficile de ne pas penser à tout ce que nous devons faire… Jusqu’à la surchauffe !

Il faut donc libérer notre mémoire à court et long termes en regroupant les tâches par groupe : projet X, courses pour la famille, administratif famille, etc.

Prenez également l’habitude de faire des TO-DO-LIST ou d’avoir des petits carnets pour retranscrire tout ce que vous avez en tête.

 

7) Je me libère de la culpabilité maternelle

Ah, nous les femmes, nous sommes des professionnelles de la culpabilité ! Lorsque l’on devient maman et que sonne l’heure de la reprise du travail, il nous est bine difficile de ne pas culpabiliser de laisser notre bien le plus précieux à une tierce personne et ce, même si nous avons confiance en celle-ci. Il est est vrai que ce n’est pas chose facile que de dédier une partie de l’éducation et des premiers apprentissages à autre personne que soi. Cependant, dans notre société actuelle, la majorité des femmes cherchent à s’épanouir au travers d’une activité professionnelle. Dans son équilibre, cela peut avoir toute son importance. Je me souviens lors de mon premier congé maternité, je n’ai pu décrocher de ma vie professionnelle. J’avais vite fait le tour du couches-sein-dodo ! J’avais besoin d’une stimulation quelque peu… Plus intellectuelle ! Cela étant dit, la séparation d’avec ma petite puce de 3.5 mois a été très difficile. Je me mise à pleurer devant la directrice de la crèche ! J’avais besoin à ce moment là, d’évacuer. Et c’est OK ! Il est important d’accueillir cela et d’apprendre à se libérer de cette culpabilité qui, dans certaine situation, peut entraîner des blessures psychologiques. Je vous renvoie pour davantage de détails à mon article « 6 étapes pour en finir avec la culpabilité maternelle. »

 

8) Je passe du perfectionnisme à l’optimalisme

Vous n’êtes pas parfaite ! Oui, je sais, ainsi dit, ça fait mal !

Et pourtant, c’est une réalité. Nous sommes des êtres de qualités et de défauts, de forces et de faiblesses… Alors contrairement à ce qu’on a pu vous marteler pendant votre enfance, vous ne devez pas être parfaite pour être aimée. Inutile de tout contrôler. Il vaut mieux faire que parfaire… Sinon vous risquez, là aussi, l’épuisement physique et émotionnel. Il est donc essentiel de relativiser et de lâcher prise. Vous ne pouvez pas être partout à la fois. Donc autorisez-vous à l’imperfection. On vous fait une remarque parce que vous avez été de nouveau absente en raison de la rhino-pharyngite de votre petit dernier ? Qu’à cela ne tienne. Accueillez cette remarque et voyez comment vous pouvez être force de proposition pour avancer sur le dossier qui a du pris du retard ou comment vous pouvez vous organiser autrement la prochaine fois que votre enfant sera malade.

Amusez-vous à mettre vos petites cellules grises en effervescence.

 

 

* Selon une étude de la société lettone DeskTime spécialisée dans les applications pour améliorer l’organisation du temps de travail, il faudrait une pause de 17 minutes toutes les 52 minutes de travail

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