Apprendre à dire « non » pourquoi est-ce si difficile ?

Comment dire non ?

Pourquoi est-ce difficile de dire « non » ?

Si comme moi, vous êtes une maman entrepreneure (une mompreneur !) et que votre lieu de travail est à votre domicile, vous devez certainement vous retrouver dans la situation de devoir faire respecter votre espace de travail et de fixer des limites, à vous-mêmes et aux autres.

Mais voilà, il n’est pas toujours évident de réussir à répondre « non » à une sollicitation, une requête, une invitation ou même un projet ! Alors on accepte, accepte tout en regrettant l’instant d’après !

Alors qu’est-ce qui nous pousse à TOUJOURS vouloir faire plaisir à l’autre ? Qu’est-ce qui nous empêche de dire « non » alors même que dans un passé, pas si lointain, nous avons toutes (et tous) vécu la « fameuse » phase d’opposition de nos 18 mois !

 

Petit retour en arrière sur notre petite enfance !

Il n’est pas simple de changer une habitude, n’est-ce pas ? Apprendre à dire « non » fait partie de l’apprentissage au même titre que nous apprenons à faire nos lacets de chaussure ou à manger avec une cuillère.

A partir de 18 mois, chez la grande majorité des bébés, on observe la phase d’opposition quasi systématique du tout petit à l’encontre de ses parents. Nécessaire au bon développement psychique, cette étape de structuration émerge en raison de 3 changements :

  1. L’enfant prend conscience de son individualité à part entière : il est une personne bien distincte,
  2. Il se rend compte que sa volonté peut être différente de celle de ses parents,
  3. Il teste les limites,

Intéressant, non ?

Alors qu’est-ce qui fait qu’une fois adulte, certaines femmes ont tant de difficultés à dire « non » ? Peut-être ont-elles trop souvent entendue dire « sois gentille » ou « fais-moi plaisir » ?

 

Seriez-vous conditionnée au « fais plaisir » ?

Si cette injonction du « fais plaisir » est importante chez vous, c’est que plane au-dessus de votre tête la crainte d’être abandonnée, rejetée, seule, exclue d’un groupe ou d’une communauté. Vous appréciez difficilement qu’on ne vous aime pas. Alors vous dites « oui » car vous ne voulez pas décevoir.

Vous avez sûrement l’impression qu’opposer un refus est un signe d’égoïsme, de « je m’en foutisme ». Mais vous aussi êtes régulièrement confrontée à des refus. Et cela a-t-il joué sur vos relations ? Certes ce n’est pas toujours très agréable de se voir opposer un « non » mais cela ne conditionne pas l’avenir de nos relations avec notre conjoint(e), nos enfants, nos ami(e)s, les membres de notre famille, nos collaborateurs… Au contraire, cela participe naturellement à l’expression de nos besoins, nos envies et de nos volontés.

Je vous l’accorde, vous devez envisager la phase de « déprogrammation » du « fais plaisir » pour être en accord avec vous et être bien dans vos baskets.

 

Dire NON, c’est être bienveillante envers soi-même

N’avez-vous pas le sentiment qu’un « non » de temps à autre (et oui, il ne s’agit pas de tomber dans l’extrême inverse !) renforcera l’impact de vos « oui » chez l’autre ? Accordez-vous ce droit au « non » pour renforcer votre estime de soi et votre capacité à vous affirmer.

Et puis, il serait peut-être temps de penser à vous, non ?

Etre à l’écoute de ses besoins, de ses sentiments et de ses limites est un gage de bien-être. Plus vous serez en accord avec vous-mêmes et plus vous serez bienveillantes envers vous-mêmes mais aussi envers les autres. En effet, l’amertume, la culpabilité, la démotivation, le surmenage et autres sentiments négatifs influent sur notre bien-être.

 

Du pratico pratique

Je vous propose ainsi un petit exercice (tiré du livre « 50 exercices pour dire non » aux éditions Eyrolles) pour commencer à dire « non ».

Je vous propose celui-ci car je l’ai proposé lors d’un atelier sur la « conciliation vie personnelle et vie professionnelle » et il y a été très bien accueilli !

Alors, commencez par lister les personnes avec qui il vous est difficile de dire « non » et hiérarchisez-les par ordre croissant de difficulté.

Par exemple, vous arrivez peut-être à refuser, plutôt facilement, une demande venant de votre mère ! Dans ce cas, placez-la au début de votre liste. En revanche, vous êtes peut-être totalement incapable de dire « non » à un client quel que soit sa demande. Dans ce cas, placez-le à la fin de votre liste.

Une fois que votre liste de 5 – 6 personnes est terminée, imaginez pour chacune d’entre elle, un argumentaire pour vous aider à refuser une demande.

Vous pourrez ainsi facilement dire « non » :

  • à votre mère sans avoir besoin de vous justifier.
  • à une amie en lui expliquant que vous n’êtes pas disponible ou qu’elle peut s’adresser à telle personne pour répondre à sa demande.

Et vous pouvez également, et tout simplement, donner les raisons de votre refus.

En anticipant ainsi vos réponses en fonction de votre interlocuteur, vous ne serez plus prises au dépourvu !

Et si votre difficulté à opposer un refus est plus importante, n’hésitez pas à contacter votre coach pour une séance diagnostic gratuite de 30 minutes !

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