entrepreneuriat féminin

De responsable développement dans l’industrie cosmétique à consultante en parentalité

Après avoir passé 15 ans dans l’industrie cosmétique, Marjorie accompagne désormais les parents à devenir des parents positivement imparfaits. Son changement de vie professionnelle, elle le doit notamment à sa maternité.

Bonjour Marjorie, alors dis-moi, qui es-tu ?

Bonjour Vanessa, je suis Marjorie Molinès, maman de 2 enfants et la créatrice de « 9 moi et + ». Je propose des accompagnements en ligne aux parents positivement imparfaits qui souhaitent pratiquer la parentalité positive autrement et sans s’oublier pour autant ! C’est une reconversion professionnelle. Avant, j’ai passé une quinzaine d’années en recherche et développement dans l’industrie cosmétique.

J’ai toujours voulu travailler dans le domaine des cosmétiques. J’ai d’ailleurs fait mes études de pharma dans cet objectif. Pour moi, c’était vraiment une évidence.

Marjorie, pourquoi cette reconversion professionnelle et ce saut dans l’entrepreneuriat si ta voie professionnelle a toujours été une évidence pour toi ? 

Eh bien, je suis devenue maman… Et d’un seul coup, les cosmétiques ont perdu tout leur sens. Je me disais « mais en fait, à quoi ça sert ? Pour quoi faire ? » J’ai réalisé que mes priorités avaient radicalement changé et que je n’étais plus à ma place dans l’industrie cosmétique. 

En parallèle, je n’étais pas en phase avec les décisions de la Direction, les choix qui étaient faits, le management… Tout cela manquait de bon sens sans parler des effets de manche pour coller aux attentes des consommateurs. Au final, il y avait 2 discours, en totale contradiction et cette approche ne me convenait pas du tout.

Ce qui a, aussi, joué dans mon insatisfaction professionnelle, c’était ce « présentisme à la française » qui t’oblige à rester au boulot alors même que tu as fini ce que tu as faire ! Les coups d’oeil sur la montre, les remarques mine de rien… A l’époque, le télétravail était également mal perçu et donc inenvisageable. On pensait qu’en étant chez soi, tu serais moins productive… Bref, un manque totale de confiance sans parler de la conciliation vie privée-vie professionnelle qui n’était pas un sujet !  

Finalement, c’est un schéma très français, avec un management un peu traditionnel.

Heureusement, j’ai pu bénéficier d’un plan social dans mon entreprise pour quitter cet environnement qui ne me convenait plus et avoir du temps pour réfléchir à mon avenir professionnel.

Donc quand tu as quitté ton entreprise, tu ne savais pas ce que tu voulais faire. Comment as-tu trouvé cette voie professionnelle qui aujourd’hui donne du sens à ta vie ?

J’ai vraiment vécu ce plan social comme une opportunité pour moi d’écrire une nouvelle page de ma vie professionnelle. En plus, j’étais enceinte de mon second enfant. Je me suis vraiment dit « ah chouette, je vais enfin pouvoir commencer autre chose. » 

Quoi ? Je ne savais pas encore mais c’était l’opportunité dont j’avais besoin, à ce moment-là. J’étais prête. Je savais ce que je ne voulais plus mais je ne savais absolument pas ce que je voulais faire.

Dans le cadre du plan social, j’ai pu bénéficier d’un accompagnement qui m’a aidé à prendre du recul pour faire le point et essayer d’identifier ce vers quoi j’allais aller. Ensuite s’est posée la question : retourner dans le salariat ou me lancer dans l’entrepreneuriat ? C’est avec ce travail de réflexion que j’ai réalisé que le monde de l’entreprise n’était plus fait pour moi.

Je me suis également aperçue que dans ma vie professionnelle, il y avait le fil rouge des enfants puisqu’auparavant je travaillais dans l’industrie des cosmétiques pour bébés et femmes enceintes… 

Et puis, d’un autre côté, ma fille aînée avait des comportements difficiles, ce qui m’a amené à m’intéresser à la parentalité positive.

Finalement, c’est comme les morceaux d’un puzzle qui s’assemblent : mon projet a pris forme.

 

Quelles ont été les étapes pour clarifier ton projet ?

Au départ, je suis partie sur un projet qui tournait autour de l’accompagnement des femmes enceintes. Rapidement j’ai eu le sentiment, qu’en France, on n’était pas encore prêt pour ce type de service.

 

En parallèle de ces accompagnements, j’animais des conférences et des ateliers sur la parentalité positive.

Et là, il avait un réel besoin, une réelle demande. Je rencontrais des parents (et donc des enfants) en souffrance. Ils cherchaient des solutions et avaient besoin d’aide.

Petit à petit, mon projet s’est dessiné. Il devenait clair, évident, cohérent..

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Marjorie, tu as donc été accompagnée par des professionnels pour trouver ta voie. Quels éléments clés ont fait que tu sois partie dans l’entrepreneuriat plutôt que de rester dans le salariat ?

Tu sais, l’accompagnement avec le cabinet n’a pas duré très longtemps mais  au terme de la réflexion, il était clair que le salariat ne me convenait plus et l’idée de la parentalité avait germé. J’ai donc poursuivi ma route. 

Dans le cadre du plan social, j’ai également pu bénéficier d’un budget supplémentaire pour créer mon entreprise. Cela n’a pas été facile. Il a fallu que je me batte. Mais j’ai réussi à obtenir cette enveloppe supplémentaire. Et je me suis lancée !

Je me suis formée sur le blogging, la finance, le métier de baby planner (…) et j’ai également fait appel à un prestataire pour créer mon site internet.

Tu t’es donc lancée dans l’aventure entrepreneuriale seule ? Comment as-tu procédé pour concrétiser ton projet ?

Je me suis tout d’abord formée. Ce qui m’a pris un peu de temps. Ensuite, je suis partie en quête d’une identité visuelle, d’un nom et d’un prestataire pour mon site internet.

Une fois que tout était en place, j’ai écris mes premiers articles de blog, j’ai communiqué sur les réseaux sociaux et je me suis dit que c’était bon, que les clients allaient me trouver (rire) !

Comment as-tu vécu cette période de transition entre le salariat et l’entrepreneuriat ?

Il y avait un côté très excitant. J’étais passionnée par cette nouvelle aventure. J’étais donc portée par cette énergie. Je n’étais pas du tout habitée par la peur. Mon mari était là, il me soutenait et cautionnait à 200% ce projet. Pour moi, tous les voyants étaient au vert.

Alors je me suis lancée. Et un pas après l’autre, j’ai avancé.

Quels conseils donnerais-tu à une working mum qui souhaitent créer une entreprise porteuse de sens ?

L’intuition m’a beaucoup guidé dans mon parcours. Alors je lui dirai de se faire confiance. Il ne s’agit pas d’être une wonder woman. Mais de commencer par s’écouter, d’avoir confiance en son intuition et en ce qu’elle nous dit. Et lorsque tu sens que tu es dans la bonne direction, alors GO. Tu trouveras les ressources qui vont t’aider à concrétiser ton projet. A partir du moment où tu es convaincue, forcément tu convaincras, en prenant soin de laisser sur le bord de la route les pessimistes et les sceptiques.

Donc la première question à se poser notamment si, comme moi, on a une vague idée, c’est de vraiment savoir si tu as la volonté de partir dans l’entrepreneuriat. 

Ensuite, il faut vraiment se faire accompagner. On a besoin d’un coach pour être guidée et éviter les nombreux écueils. Car oui, je suis partie seule, bille en tête, dans la création de mon entreprise. Je savais que j’allais y arriver, que j’allais trouver des solutions. Alors, oui seule on va plus vite mais on va aussi beaucoup moins loin ! 

En plus, à l’époque, je trouvais que les coach étaient très à la mode. Tout le monde devenait coach et on trouvait des coach dans tous les domaines. Je ne voyais pas trop l’intérêt de se faire coacher. J’étais donc sceptique et cela a été une grosse erreur. J’aurais dû commencer par là ! Vraiment, je tire mon chapeau à toutes celles qui ont conscience que créer une entreprise ça ne s’improvise pas et qui se font aider dès le départ. 

Rétrospectivement, je me rends compte que j’ai été plutôt naïve à mes débuts. Je ne me suis pas posée beaucoup de questions en me lançant et je pensais que je pourrais s’en sortir seule. 

C’est vraiment intelligent de se faire accompagner. C’est finalement du mentoring. On te montre la route qui ne s’improvise pas. Et c’est valable dans tous les domaines et à tout âge : un enfant a besoin d’être guidé par ses parents pour apprendre à marcher, parler… C’est également le rôle de ton manager (enfin normalement !) lorsque tu es salariée. 

Enfin, le deuxième conseil que je pourrais donner c’est de ne pas rester seule. Le réseau est vraiment important lorsque l’on décide de se lancer dans l’entrepreneuriat. On pense, bien sûr, aux partenariats mais pas seulement. Le réseau est aussi très important pour trouver du soutien, s’entraider, mutualiser des compétences car sur le chemin de l’entrepreneuriat il y a des hauts et des bas. Et ça, on en parle moins !

de l'industrie cosmétique au conseil en parentalité

Dans quel état d’esprit es-tu aujourd’hui en tant qu’entrepreneure ?

Je suis toujours aussi passionnée. Je trouve que c’est une chance, une richesse personnelle. On grandit à tout point de vue.

J’y crois. Mon activité est en phase de croissance. Et malgré les hauts et les bas, il n’y a pas de plan B… Ni envisagé, ni envisageable. Je suis toujours aussi convaincue de ce que j’ai à transmettre et à apporter aux parents pour qu’ils puissent profiter à 200% de leur vie avec leurs enfants. 

C’est pourquoi, je me suis faite accompagnée pour avoir une entreprise avec des bases solides. Et maintenant, à moi de continuer à semer les graines.

 

En tant que maman et entrepreneure, comment t’organises-tu au quotidien ?

J’ai désormais la chance de pouvoir récupérer mes enfants le soir à l’école, ce qui n’était pas possible lorsque j’étais en entreprise. Lorsque j’ai besoin, ils restent à l’étude (d’ailleurs, ils me le réclament !). Donc si c’est un plaisir pour eux, c’est également un plaisir pour moi de continuer à travailler dans et pour mon entreprise.

Je suis comme toutes les mamans qui travaillent si ce n’est que j’ai désormais cette grande liberté de pouvoir gérer mon emploi du temps comme je le souhaite pour profiter de mes enfants avant qu’ils ne soient trop grands !

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Retrouvez Marjorie sur son blog « 9 moi et +« , sur sa page Facebook et sur Linkedin.

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