comment-dire-non-au-travail

Savoir dire « non » au travail et oser s’affirmer

Comment accepter de se fixer des limites et savoir dire « non » à des sollicitations dans un environnement de travail qui nous sollicite de plus en plus ? Que se soit envers un collègue, un client, un collaborateur ou son employeur, nous sommes très souvent confrontées à ce dilemme : dois-je dire « oui » ou « non » ? Et pour certaines d’entre nous, oser s’affirmer en opposant un « non » à une demande, est bien souvent difficile. Ainsi malgré des journées intenses, on se retrouve à accepter un, puis deux, puis trois dossiers entraînant stress et même, à terme, épuisement professionnel (burn-out)

Alors qu’est-ce qui nous pousse à vouloir TOUJOURS faire plaisir à l’autre ? Qu’est-ce qui nous empêche de dire « non » alors même que dans un passé, pas si lointain, nous avons toutes vécues la « fameuse » phase d’opposition de nos 18 mois ! Comment apprendre à s’affirmer davantage en sachant dire « non » avec respect ?

Petit retour en arrière sur notre petite enfance !

Il n’est pas simple de changer une habitude, n’est-ce pas ? Apprendre à dire « non », fait partie de l’apprentissage au même titre que nous apprenons à faire nos lacets de chaussure ou à manger avec une cuillère.

A partir de 18 mois, chez la grande majorité des bébés, on observe la phase d’opposition quasi systématique du tout petit à l’encontre de ses parents. Nécessaire au bon développement psychique, cette étape de structuration émerge en raison de 3 changements :

  • L’enfant prend conscience de son individualité à part entière : il est une personne bien distincte,
  • Il se rend compte que sa volonté peut être différente de celle de ses parents,
  • Il teste les limites,

Intéressant, non ?

Alors qu’est-ce qui fait qu’une fois adulte, nous ayons tant de difficultés à dire « non » ? Peut-être avons-nous trop souvent entendue dire « sois gentille » ou « fais-moi plaisir » ? Ou bien, parce qu’on nous a, tout simplement, habitué au fait que dire « non » n’était pas correcte, que c’était malpoli surtout à l’encontre de l’autorité comme un parent, un grand-parent, un instituteur etc.

Mais après tout, n’est-ce pas naturel que de vouloir aider les autres ?

Cliquez ici pour accéder gratuitement à l’atelier

Serions-nous alors conditionnées au « fais plaisir » ?

Pour bon nombre d’entre nous, l’éducation a ancré cette pratique, cette philosophie selon laquelle nous nous devions de faire plaisir, d’être gentille et d’accéder aux desiderata de l’autorité.

Alors une fois adulte et en entreprise, lorsqu’il s’agit de dire « non » à son supérieur hiérarchique, son employeur ou un client, là, ça devient très compliqué ! Alors on accepte un dossier au dernier moment, un nouveau projet pour, peut-être « se faire bien voir », « faire plaisir », alors même que nous avons conscience que les ressources dont nous disposons à l’instant T sont insuffisantes… Cela génère un pic de stress et de la frustration qui auraient pu être évités…

Donc si cette injonction du « fais plaisir » est importante chez vous, c’est que plane au-dessus de votre tête la crainte d’être abandonnée, rejetée, seule, exclue d’un groupe ou d’une communauté. Vous appréciez difficilement qu’on ne vous aime pas. Alors vous dites « oui » car vous ne voulez pas décevoir.

Vous avez sûrement l’impression qu’opposer un refus est un signe d’égoïsme, de « je m’en foutisme ». Mais vous aussi vous êtes régulièrement confrontée à des refus. Et cela a-t-il joué sur vos relations ? Certes ce n’est pas toujours très agréable de se voir opposer un « non » mais cela ne conditionne pas l’avenir de nos relations avec notre conjoint(e), nos enfants, nos ami(e)s, les membres de notre famille, nos collègues, nos collaborateurs… Au contraire, cela participe naturellement à l’expression de nos besoins, de nos envies et de nos volontés.

Pour changer votre façon de faire, vous devez envisager la phase de « déprogrammation » du « fais plaisir » pour être en accord avec vous et être bien dans vos baskets.

savoir-dire-non-au-travailSavoir dire « non » :  de la bienveillance envers soi et de l’affirmation de soi

N’avez-vous pas le sentiment qu’un « non » de temps à autre (et oui, il ne s’agit pas de tomber dans l’extrême inverse !) renforcera l’impact de vos « oui » chez l’autre ? Accordez-vous ce droit au « non» pour renforcer votre estime de soi et votre capacité à vous affirmer.

Et puis, il serait peut-être temps de penser à vous, non ?

Etre à l’écoute de ses besoins, de ses sentiments et de ses limites est un gage de bien-être. Plus vous serez en accord avec vous-mêmes et plus serez bienveillante envers vous-mêmes mais aussi envers les autres. En effet, l’amertume, la culpabilité, la démotivation, le surmenage et autres sentiments négatifs influent sur notre bien-être.

Savoir dire « non » est également un signe d’affirmation de soi. En effet, dire non de temps en temps peut augmenter votre crédibilité. Dire non (ou oui avec des conditions) peut parfois être la bonne chose à faire pour votre rôle, votre équipe et votre organisation. C’est un savant mélange de compromis entre être utile et être au contrôle de sa vie, de son organisation pour ne pas se laisser déborder.

Un exercice concret pour dire « non »

Je vous propose ainsi un petit exercice (tiré du livre « 50 exercices pour savoir dire non » aux éditions Eyrolles) pour commencer à dire « non ».

Je vous propose celui-ci car je l’ai proposé lors d’un atelier sur la « conciliation vie personnelle et vie professionnelle » et il y a été très bien accueilli !

Alors, commencez par lister les personnes avec qui il vous est difficile de dire « non » et hiérarchiser les par ordre croissant de difficulté.

Par exemple, vous arrivez peut-être à refuser, plutôt facilement, une demande venant de votre mère ! Dans ce cas, placez-la au début de votre liste. En revanche, vous êtes peut-être totalement incapable de dire « non » à un client quel que soit sa demande. Dans ce cas, placez-le à la fin de votre liste.

Une fois que votre liste de 5 – 6 personnes est terminée, imaginez pour chacune d’entre elle, un argumentaire pour vous aider à refuser une demande. Ce qui est essentiel, c’est d’être respectueux et de faire des contre-propositions. N’hésitez à demander l’échéance, de vérifier l’urgence… Parfois, la demande peut être formulée avec une certaine tonalité et on a le sentiment que c’est à faire dans l’heure alors qu’en réalité il n’en est rien. Donc apprenez à toujours demander à votre interlocuteur l’échéance. Cela vous permettra soit de décliner définitivement soit de proposer une alternative. Donc tout l’enjeu est de dire « non » sans vraiment dire « non ».

Quelques exemples concrets :

  1. J’ai d’autres engagements qui m’empêchent de travailler sur ce projet
  2. Je n’accepte plus de nouveaux dossiers jusqu’à nouvel ordre
  3. Je ne peux pas le faire moi-même mais je peux vous recommander ma collègue/collaboratrice/adjointe…
  4. Je dois quitter le bureau à 17h, pouvons-nous convenir d’une autre date ?
  5. Pouvons-nous programmer cette réunion/ce RDV pour la semaine prochaine ?
  6. J’ai un RDV que je ne peux pas reporter
  7. Je veux bien prendre ce nouveau dossier mais qu’à partir de telle date

En anticipant ainsi vos réponses en fonction de votre interlocuteur, vous ne serez plus prise au dépourvu !

Besoin d’aller plus loin ?

Vous voulez changer de vie ? Changer de vie professionnelle ? Besoin de faire le point sur votre carrière ou votre équilibre de vie ? Si vous êtes déterminée à vivre une vie qui vous ressemble, qui a du sens pour vous, alors réservez dès maintenant votre séance diagnostic gratuite de 30 minutes 

Add A Comment